• Michel Crepeau

    Élu conseiller général en 1967, Michel Crépeau porte les couleurs de la gauche aux législatives de 1968 : battu, il rassemble toutefois plus de 48 % des voix dans un scrutin que le contexte rend très difficile pour l’opposition. S’imposant sur la scène locale, il emporte la mairie de La Rochelle en 1971, puis la circonscription aux législatives de 1973. Il sera réélu député en 1978 et en 1981.
    Michel Crépeau va très vite prendre une série d’initiatives qui vont médiatiser sa ville : protection du littoral, extension des espaces verts, recyclage des déchets, création du premier secteur piétonnier de France en 1975, sans oublier les fameux « vélos jaunes » mis en libre-service en 1976.

    Michel Crépeau compte parmi les fondateurs du Mouvement des radicaux de gauche (MRG), dont il est le candidat à l’élection présidentielle de 1981. Il obtient 2,21 % des voix au premier tour, à l’issue duquel il se désiste en faveur de François Mitterrand. Il sera nommé ministre de l’Environnement dans les deux premiers gouvernements Mauroy.
    En 1983, il devient ministre du Commerce et de l’Artisanat au sein du troisième gouvernement Mauroy, portefeuille auquel s’ajoute le Tourisme l’année suivante, dans le gouvernement de Laurent Fabius. Quand, en février 1986, Robert Badinter est nommé président du Conseil constitutionnel, Michel Crépeau lui succède à la chancellerie, jusqu’aux législatives de mars.

    « J’ai été avocat pendant vingt-huit ans et Garde des Sceaux pendant vingt-huit jours. Si j’ai été le seul ministre de la Justice à ne pas avoir commis d’erreur, c’est parce que je n’en ai pas eu le temps », commentera-t-il avec cet humour gouailleur qui le caractérise.
    Redevenu député en 1986 et en 1988, battu aux législatives de 1993, Michel Crépeau retrouve son siège en 1997 et préside le groupe Radical, Citoyen, Vert (RCV) au sein de la majorité de gauche qui soutient le gouvernement de Lionel Jospin. Il reste ainsi fidèle au double engagement qui a dominé sa carrière politique : le radicalisme et l’union de la gauche.

    Victime d'une crise cardiaque à l'Assemblée nationale

    Le 23 mars 1999, alors qu’il vient d’interroger le Gouvernement sur l’épargne populaire, il est victime d’une crise cardiaque en séance. Ranimé sur place, il s’éteint une semaine plus tard, le 30 mars 1999 à Paris.
    Le surlendemain, à La Rochelle, près de dix mille personnes assistent à ses obsèques.

     


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  • Maxime Bono

    Né à Alger le 1er novembre 1947, Maxime Bono arrive en France métropolitaine en 1962. Après des études de droit et de sciences économiques à Toulouse (licence en droit public et élève de l'École nationale des impôts, nommé inspecteur des impôts), il devient membre du PS en 1974.

    D'abord conseiller culturel à la ville de La Rochelle (1983 à 1985), il est chargé de mission au cabinet du maire de La Rochelle, Michel Crépeau (1986 à 1989), puis directeur de cabinet du maire de La Rochelle, Michel Crépeau (de 1986 à 1989), il est conseiller général de Charente-Maritime (1992 à 1999) et premier adjoint de Michel Crépeau pendant 10 ans (1989 à 1999), auquel il succède en 1999 pour ses mandats de maire et de député.

    Il est réélu en 2001 et 2007, maire de La Rochelle et en 2002 et 2008, député de la première circonscription de la Charente-Maritime. Durant ses différents mandats, il est président du PREDIT (programme de recherche et d'innovation dans les transports terrestres) et président de la mission d'information parlementaire constituée après la tempête Xynthia en 2010.

    Lors des élections législatives de 2012, il ne souhaite pas se représenter pour se consacrer à sa ville et à la mise en place du passage de l'intercommunalité de 18 à 28 communes en 2014. Pour successeur à l'Assemblée nationale, il soutient activement la candidature de Ségolène Royal. Avec la candidature dissidente d'Olivier Falorni, son adjoint, l'élection marque une fracture au sein du conseil municipal, accentuée par la victoire de ce dernier. Le premier magistrat se donne deux ans pour regagner la confiance des Rochelais et « recoller les morceaux » d'une majorité municipale divisée, avant l'échéance des élections municipales de 2014.

    Il est président du bureau du Conseil national de la mer et des littoraux.

    Mandats électoraux

    Député

    30 mars 1999 - 18 juin 2002 : député de la première circonscription de la Charente-Maritime
    18 juin 2002 - 20 juin 2007 : réélu député de la première circonscription de la Charente-Maritime avec 28 725 voix.
    20 juin 2007 - 17 juin 2012 : réélu député de la première circonscription de la Charente-Maritime avec 32 345 voix.

    Conseiller municipal & maire

    20 mars 1989 - 18 juin 1995 : adjoint au maire de La Rochelle (Charente-Maritime)
    19 juin 1995 - 18 avril 1999 : adjoint au maire de La Rochelle
    19 avril 1999 - 18 mars 2001 : maire de La Rochelle
    19 mars 2001 - 13 mars 2008 : réélu maire de La Rochelle au premier tour avec 15 190 voix.
    14 mars 2008 - 5 avril 2014 : maire de La Rochelle, réélu dès le 1er tour avec plus de 58 % des voix.

    Conseiller général

    30 mars 1992 - 22 mars 1998 : membre du Conseil général de la Charente-Maritime
    23 mars 1998 - 27 avril 1999 : membre du Conseil général de la Charente-Maritime

    Mandat intercommunal

    Président de la Communauté d'agglomération de La Rochelle

     

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  • Jean François Fountaine

    Jean-François Fountaine, grand armateur, business man hors pair et homme politique de 63 ans vient de conquérir la mairie de la ville blanche. Moussaillon d'Olivier Falorni, le dissident trouble-fête du parti socialiste remporte les élections municipales avec 43,68% des suffrages, devant Anne-Laure Jaumouillié capitaine du vaisseau PS Rochelais (40,10%). Pourtant, rien ne prédestinait l'homme au pied marin à la politique...

    "JFF" est un ancien régatier de haut niveau. Il participe en 1976 aux Jeux Olympiques d'été à Montréal et remporte la Transat en double avec son ami navigateur Pierre Follenfant en 1983. Entre temps, le loup de mer pose ses valises à La Rochelle et se découvre l'âme d'un grand entrepreneur. A seulement 25 ans, Jean-François Fountaine construit le chantier nautique "Fountaine-Pajot", aujourd'hui leader mondial de catamarans de croisère, en association avec le skippeur Yves Pajot.

    Au milieu des années 1990, l'homme passionné par sa commune et l'action publique devient conseiller municipal à La Rochelle et vice-président de l'agglomération. Déjà à l'époque, "JFF" démontre un potentiel politique certain. A tel point que Michel Crépeau (PRG), premier magistrat de 1971 à 1999, souhaite faire de Jean-François Fountaine son successeur. Mais le Rochelais est déjà bien trop occupé par ses fonctions municipales et le business florissant de son chantier nautique. Pourtant, plus le temps passe et plus le navigateur change de cap, se rapprochant toujours un peu plus de la politique. En 2004, il devient le 1er vice-président du Conseil Régional de Poitou-Charentes aux côtés de la présidente... Ségolène Royal. Une collaboration avortée en 2008 par un clash lors d'une réunion du Conseil où la présidente lui refuse la parole. C'en est trop pour Jean-François Fountaine qui dénonce une "parodie du fonctionnement démocratique". Cette mutinerie conduit inévitablement "JFF" à sa destitution. Mais le loup de mer est loin d'avoir dit son dernier mot...
    A l'automne 2013, "JFF", soutenu par le député Olivier Falorni, tente sa chance à la primaire socialiste face à Anne-Laure Jaumouillié, protégée du maire sortant PS Maxime Bono. Mais au 1er septembre 2013, c'est Jaumouillié qui remporte ces primaires d'une courte tête (34 voix). Dès le lendemain, Fountaine dénonce des irrégularités de scrutin et se voit exclu du parti socialiste dans la foulée... Seulement il en faut plus au marin pour larguer les amarres. Il décide de se présenter en tant que dissident. La suite nous la connaissons. Le capitaine et son équipage remportent la victoire et investissent leur nouveau navire: la mairie de La Rochelle.

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    Dotée d'une charte par Guillaume X, duc d'aquitaine, vers 1130, charte confirmé par Aliénor d'Aquitaine en 1199, l'administration de la ville était composée de 24 échevins et de 75 pairs. Ce corps de ville élisait chaque année trois candidats parmi lesquels le suzerain choisissait le maire, nommé pour un an. Cette tradition perdura jusqu'à la victoire de Louis XIII sur la ville lors du Siège de La Rochelle de 1628, avec une exception sous le règne de François Ier qui modifia les statuts de la ville pour instaurer une mairie perpétuelle.

    Le corps de ville fut rétabli en 1694, sous la forme d'une office de Mairie. Il faudra attendre 1718 et le Roi Louis XV pour voir rétablie l’élection du Maire. Les modalités de désignation du maire sont modifiées pour s'uniformiser au niveau national à la suite du décret de l'assemblée nationale.

    Gabriel Béraudin 1718 1719 Écuyer, seigneur de Passy Rompsay, conseiller du roi et son lieutenant général en la sénéchaussée et Siège Présidial de La Rochelle.
    Jacques Bigotteau 1720 1721 Président de l'élection.
    Honoré Déyffautier 1722 1724 Trésorier de France.
    Nicolas Claeffen 1725 1727 Directeur de la Compagnie des Indes.
    Louis René Durand 1728 1729 Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, Seigneur de Lavauxmartin, président du Siège Présidial.
    Valentin Mariocheau de Bonnemort 1730 1731 Chevalier, président, trésorier de France.
    Adrien Nectoux 1732 1734 Conseiller, avocat, procureur du roi au siège de l'amirauté.
    Valentin Mariocheau de Bonnemort 1735 1738 Chevalier, président, trésorier de France.
    Jean Butler (1677-1746) 1739 1740 Négociant.
    Antoine Pascaud l'ainé 1741 1742 Chevalier, président, trésorier de France.
    Ignace Cadoret de Beaupreau 1743 1744 Conseiller au Présidial.
    Amable-Mathieu Robert de Beaurepaire 1745 1746 Conseiller au Présidial.
    Joseph Pascaud le jeune 1747 1750 Chevalier, président, trésorier de France.
    Louis René Durand 1751 1752 Chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, Seigneur de Lavauxmartin, président du Siège Présidial.
    Charles-Jean-Marie Alquier mai 1788 1789 Avocat et conseiller du roi au présidial de La Rochelle, il est nommé procureur du roi au bureau des Finances et maire 1788, et est élu député du tiers état pour la sénéchaussée de La Rochelle aux États généraux le 26 mars 1789, à la Convention nationale et au Conseil des Cinq-Cents pour Seine-et-Oise.
    Joseph Denis Goguet 1790 1791 Directeur de la Chambre de Commerce, il fut nommé le 18 janvier 1790.
    Daniel Garesche août 1791 mai 1792  
    Dely juin 1792 avril 1794  
    Louis Jacques Pinet juin 1794 mai 1795  
    Pierre David Louis Demissy juin 1795 mars 1798  
    Dubreuil mars 1798 septembre 1799  
    Jousseaume septembre 1799 novembre 1799  
    Supiot décembre 1799 février 1800  
    Garnier juin 1800 janvier 1803  
    Raoult janvier 1803 mars 1803  
    Paul Garreau mars 1803 octobre 1815 Négociant, âgé de 53 ans en 1803. Bien que La Rochelle ne soit pas, à l'époque, le chef lieu du département, Napoléon Ier, par lettre close du 23 octobre 1804, convoque le Maire à son sacre.
    Charles de Meynard novembre 1815 août 1821  
    Toussaint Antoine Auguste André Viault septembre 1821 juillet 1830  
    François Roy juillet 1830 septembre 1830  
    Pierre Simon Callot septembre 1830 octobre 1834  
    Jacques Rasteau octobre 1834 décembre 1841  
    Arsace Morin décembre 1841 janvier 1842  
    Édouard Emmery janvier 1842 mai 1848  
    Adolphe Beaussant mai 1848 août 1860  
    Édouard Emmery novembre 1860 novembre 1867  
    Charles Fournier novembre 1867 mai 1871  
    Charles Édouard Beltrémieux mai 1871 mars 1874 Homme d’affaires, homme politique et naturaliste, maire de La Rochelle de 1871 à 1874 puis de 1876 à 1879, et vice-président du conseil général en 1880.
    Gustave Garreau mars 1874 juillet 1875  
    Paul Millouain juillet 1875 mai 1876  
    Charles Édouard Beltrémieux mai 1876 avril 1879 Homme d’affaires, homme politique et naturaliste, maire de La Rochelle de 1871 à 1874 puis de 1876 à 1879, et vice-président du conseil général en 1880.
    Eugène Dor mai 1879 septembre 1883  
    M.L. Vivier septembre 1883 mai 1884  
    Émile Delmas mai 1884 août 1893  
    Alcide Charles Jean d'Orbigny août 1893 juillet 1905 Neveu du célèbre Alcide Dessalines d'Orbigny, Chevalier de la Légion d'honneur et Officier de la Couronne d'Italie.
    Eugène Decout juillet 1905 novembre 1920  
    Léonce Mailho novembre 1920 mai 1925  
    Gustave Perreau mai 1925 septembre 1928 Maire, sénateur de la Charente-Inférieure et membre du conseil du Grand Orient de France
    André Hesse septembre 1928 février 1929  
    Édgard Jodet Angibaud février 1929 octobre 1930  
    Léonce Vieljeux novembre 1930 22 septembre 1940 Diplômé de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr et armateur. Il résiste à l'occupant nazi, ce qui lui vaut d'être déporté au camp de concentration de Struthof, près de Schirmeck, où il est fusillé en même temps que 300 hommes et 92 femmes, à l'âge de 80 ans.
    René Godard 22 septembre 1940 13 mai 1945  
    Georges Bonneau 13 mai 1945 octobre 1945  
    Franck Lapeyre octobre 1945 octobre 1947  
    Auguste Moinard octobre 1947 février 1951  
    René Bernard de Saint-Affrique février 1951 juin 1958  
    Édouard Mörch juin 1958 8 mars 1959  
    André Salardaine 8 mars 1959 14 mars 1971 Gaulliste, il fut député de 1962 à 1968.
    Michel Crépeau 14 mars 1971 30 mars 1999 Président du Mouvement des radicaux de gauche (MRG) dont il est le candidat à l'élection présidentielle française de 1981, et où il obtient 642 847 voix, soit 2,21 % des suffrages exprimés. Il est décédé d'un arrêt cardiaque lors d'une séance parlementaire le 30 mars 1999 à Paris.
    Maxime Bono 30 mars 1999 5 avril 2014 Membre du Parti socialiste, il devient député et maire de La Rochelle en 1999, à la suite du décès de Michel Crépeau. Il est élu maire le 17 mars 2001 et réélu député le 16 juin 2002. Il est réélu député le 17 juin 2007 avec 55 % des vois au second tour et maire le 14 mars 2008 au premier tour avec 58 % des voix.
    Jean-François Fountaine 5 avril 2014

     

     source Wikipedia


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